Chez Lilith
« Soyez vous-même. Terrassez vos propres démons et vous connaîtrez la plénitude ». Pascale Auraix-Jonchière
Lilith, avatars et métamorphoses d’un mythe entre romantisme et décadence.
En 2004, la vidéaste-plasticienne Josée Sicard et le musicien Frédéric Landini relèvent le défi lancé par Pascal Montrouge : créer un solo à trois voix (danse, image, musique électronique) en s’invitant librement Chez Lilith, figure mythique de la contestation, femme mue par un désir d’absolu qui, aujourd’hui encore, incarne les pulsions obscures et la quête d'idéal. D’abord séparément, puis ensemble, ils se sont emparés de ce personnage comme d’une énigme à résoudre. Pour Pascal Montrouge, Lilith « est celle qui a refusé de connaître le bien et le mal, qui a senti que derrière l’ordonnancement visible du Monde, il s’en cachait d’autres. » Pour Josée Sicard, elle est « une métaphore d’un Monde d’avant le Monde. » Quant à Frédéric Landini, il voit en Lilith une image de « ces histoires d’amours qui se perdent, de ce vide qui nous entoure. De notre solitude ».
Le résultat ? A travers une danse concentrique, terriblement ancrée au sol, précise, vive et incisive, la pièce développe « des états de corps liés à la lutte comme un moyen d’exister et de comprendre l’autre », explique le chorégraphe.
Générique
Créé le 9 mars 2004 à Théâtres en Dracénie (Draguignan)
Durée : 20 minutes
Conception et réalisation : Josée Sicard (vidéo), Frédéric Landini (musique) et Pascal Montrouge (chorégraphie)
Interprète : Pascal Montrouge
Lumières : Eric Wurtz
Production : Compagnie Pascal Montrouge
Coproduction : musée Léon Dierx (Saint-Denis), villa Noailles (Hyères) et Théâtres en Dracénie (Draguignan)
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